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Journée de sensibilisation du 5 Novembre 2015

Article publié le samedi 7 novembre 2015.


Merci d’avoir été une nouvelle fois aussi nombreux pour partager avec Calm cette journée de sensibilisation

Voici l’Article de la Nouvelle République

« Une journée de sensibilisation au handicap a été organisée, jeudi, au lycée La Providence, à Blois. Le principe  ? Comprendre, pour favoriser l’inclusion.

La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres. Josef Schovanek aime à citer cette phrase, extraite du préambule de la Constitution suisse, qu’il traduit volontiers par « nous avons besoin des gens bizarres ». Lui a souvent été, et est parfois toujours, considéré comme « bizarre ». Écrivain et philosophe atteint du syndrome d’Asperger, il est intervenu, jeudi 5 novembre, au lycée privé La Providence, à Blois, dans le cadre d’une journée de sensibilisation au handicap organisée par l’établissement.

Parcours d’accessibilité

Cette dernière, initiée par Rouillon Ndabu, professeur de sciences médico-sociales, et mise en œuvre par les étudiants en BTS ESF et SP3S (*), a permis à l’ensemble des élèves de l’établissement d’appréhender, quelques heures durant, la notion de handicap. « Les participants, répartis dans des groupes, ont pu effectuer des parcours d’accessibilité, se mettre dans la situation de personnes handicapées », et ainsi se rendre compte des difficultés que rencontrent ces dernières pour se déplacer, a notamment expliqué Virginie, en BTS ESF. Si le corps enseignant a salué la participation active de la plupart des élèves, les invités ont, eux aussi, été enthousiasmés par le projet. A commencer par Josef Schovanek, qui affirme ne pas comprendre « comment on pourrait réaliser un idéal de société inclusive, sans une mise en contact direct » entre handicapés et non handicapés. « Il est essentiel pour les jeunes d’avoir accès à ce qu’est une personne handicapée, a confirmé Luc Leprêtre, tétraplégique depuis l’âge de 15 ans et auteur de plusieurs ouvrages. Les regards n’évolueront vraiment que le jour où vous verrez des handicapés partout. Alors, vous vivrez avec eux, vous ne ferez plus de différence. » D’ateliers en conférences, de débats en initiations au handisport, les jeunes de La Providence ont, au fil de la journée, eu l’occasion d’apprendre les rudiments de la langue des signes, en compagnie de Danièle et Myriam, de l’association Calm (pour Communiquer avec les mains), et de faire connaissance avec Lydie et son handichien, Eurêka. Ce dernier, comme l’a confié sa maîtresse, « permet d’effacer le fauteuil » du regard des autres. Nadia, qui accueille et « forme » de jeunes chiens destinés à aider les personnes en situation de handicap, a également témoigné. Au centre Handi’chiens de Vineuil, qui remet gratuitement des compagnons à ceux qui en font la demande, elle apprend à éduquer des chiots, « mais surtout pas à les dresser », insiste-t-elle, un rapport de force avec l’animal étant impossible à instaurer, pour une personne en situation de handicap. En fin d’après-midi, un flashmob a été proposé par l’Association des paralysés de France (APF). Cette journée était le premier événement d’ampleur organisé, à La Providence, autour de la thématique du handicap. Rouillon Ndabu espère pouvoir renouveler le projet l’année prochaine.

(*) Économie sociale familiale et Services et prestations des secteurs sanitaire et social.

Léa Bouquerot »



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